SYNDICAT SUD SANTE SOCIAUX 35

QUIMPER VILLE Gourmelen. 60 hospitaliers manifestent leurs inquiétudes - Source : Le Télégramme

dimanche 1er juillet 2012.

Une soixantaine d’agents de l’hôpital Gourmelen, à Quimper, s’est rassemblée hier matin au moment où se réunissait le conseil de surveillance. Le personnel a tenu à faire part de ses inquiétudes sur les réorganisations en cours.

Hier matin, à 9h, une soixantaine de salariés a répondu à l’appel de la CGT et de Sud Santé (la CFDT n’a pas adhéré à l’intersyndicale) et s’est rassemblée devant le bâtiment du Sediac pour protester contre les réorganisations envisagées. Des menaces de fermeture planent sur l’accueil des urgences au sein de l’hôpital Gourmelen. « Les urgences seront transférées vers le Chic de Cornouaille qui accueille déjà 2.500 personnes par an. Le service verra son activité psychiatrique multipliée par deux sans moyens supplémentaires », dénonce Yannick Milin, délégué CGT.

Des soignants « sous tension »

Les salariés se sont invités au conseil de surveillance. Devant les membres de la direction, les représentants des médecins, les élus, les responsables de l’Unafam, ils ont parlé de leurs conditions de travail qui ne cessent de se dégrader et génèrent de la souffrance au travail. « De plus en plus de soignants font leur travail sous tension. On n’est pas dupes des réorganisations », ont-ils dit.

500.000 € manquent au budget

Patrice Houart, délégué de Sud Santé, révèle que, jeudi, « un manque de 500.000 € dans le budget pour l’exercice en cours a été annoncé à la commission médicale d’établissement (CME) et au comité technique d’établissement (CTE), l’instance représentative du personnel. Cela va obliger à piocher dans les dernières réserves qui devaient servir à amortir les derniers investissements. Un service, ArSteren, devrait fermer. Mais on est obligé de le maintenir sans financement. Il n’y a pas de place pour les patients dans les autres services ».

Trop de zones d’ombre

Le CTE n’a pas validé le projet d’établissement qui faisait état de certaines réorganisations. « Il y a beaucoup de zones d’ombre. On nous demande de voter des choses dont ils n’ont dessiné que les contours sans vraiment de garantie de moyens », protestent les syndicalistes. « On espère que notre message sera entendu. Lorsque nous sommes intervenus, les membres du conseil avaient déjà voté le projet d’établissement. Ils nous ont dit qu’ils seraient attentifs. On aimerait bien que les différentes instances se positionnent sur le mal-être au travail », conclut Patrice Houart.

C.T.


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