SYNDICAT SUD SANTE SOCIAUX 35

21 mars, Printemps de la psychiatrie

jeudi 14 mars 2019 par Sud Santé Sociaux 35

RDV PRÈS DE REPUBLIQUE DE 11H A 13H, LE 21 MARS, SUR TEMPS DE REPOS OU DE GRÈVE, EN BLOUSE !

21 Mars 2019 : Acte II du Mouvement pour un Printemps de la Psychiatrie

Parce que les soignant•e•s ont honte des conditions dans lesquelles ils exercent leur métier.
Parce que les « usager•e•s » dénoncent leurs conditions de soins et d’hospitalisation.
Parce que la capacité d’accueil hospitalière est saturée et que c’est la pénurie de lits qui détermine les durées de séjours
Parce que les délais de consultation dans les Centres Médico-Psychologiques s’allongent, en psychiatrie générale comme en pédopsychiatrie.
Parce que c’est une « perte de chances » pour celles et ceux qui ont besoin de soins.
Parce que les recours à la contrainte et à la contention augmentent.
Parce que les protocoles, les injonctions normatives, l’influence des lobbies pharmaceutiques, la disparition et l’appauvrissement continu des formations spécialisées font perdre aux soignant•e•s le sens de leur travail, qu’ils les enferment et les empêchent de penser.
Parce que la course au nombre d’actes prime sur leur qualité.
Parce que les lois HPST, Bachelot, Touraine et la loi santé finissent de détricoter les pratiques de secteur et de désarticuler l’organisation globale des soins.
Parce que les conditions d’exercice des professionnel•le•s ET les conditions d’accueil et de soins des patient•e•s sont douloureuses et indignes.
Parce qu’au nom de l’éthique des collègues se suicident.

Des collectifs de soignant•e•s ; des Pinel, des Perchés du Havre, des Blouses Noires ont percé le mur du silence et remis au cœur de l’actualité l’éthique, le sens, le respect, la dignité dans les pratiques…
Parce que leurs luttes sont emblématiques, leur appel a fait écho, ils ont fédéré des centaines de professionnel•le•s, de patient•e•s, de familles qui se sont mobilisés ensemble le 22 janvier à Paris et en régions.
Parce que ni la profession ni les usager•e•s ne se résignent au naufrage de la psychiatrie publique.
Parce que le nombre de lits au CHGR est de 1,3 pour 1000 habitants et que l’ARS a pour objectif de le réduire à 1,1 pour 1000 habitants.

Le 21 mars, c’est l’acte II, pour défendre et promouvoir une psychiatrie humaniste respectueuse de la dignité.

A Rennes, nous organisons une information à destination de la population, entre République et la place de la Mairie de Rennes, de 11h à 13h le 21 mars 2019.
Nous vous invitons à nous rejoindre, en tenue de travail, pour échanger avec les passants sur les conditions d’accueil, le temps imparti pour réaliser une toilette, nos salaires, le nombre de lits insuffisant etc.


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