SYNDICAT SUD SANTE SOCIAUX 35

8 MARS : JOURNEE INTERNATIONALE DE LUTTES POUR LE DROIT DES FEMMES !!

lundi 29 février 2016 par Sud Santé Sociaux 35

Pourquoi le 8 mars ?

C’est la journée internationale de lutte pour le droit des femmes. Historiquement c’est en 1910 que Clara Zetkin (révolutionnaire allemande), lors du congrès international des femmes socialistes, proposa d’organiser chaque année une journée internationale de la femme. Mais ce n’est pas la journée de « la » femme (symbole de la féminité) comme les médias se complaisent à le répéter. Il n’y a pas une femme, mais des femmes, toutes différentes, qui luttent jour après jour, année après année pour l’égalité !

Pourquoi se battre ?

Les inégalités entre les femmes et les hommes persistent malgré des batteries de lois ! Et ceci malgré les luttes menées par les femmes qui ont permis aux femmes d’accéder au travail, à l’indé- pendance vis-à-vis du conjoint, à la contraception, à l’IVG, à la reconnaissance et la condamnation du harcèlement sexuel, des violences faites aux femmes…

→ En 2016, l’égalité n’est toujours pas là : il y a encore des combats à mener

Au travail :

Nous gagnons 19,2 % de moins que les hommes dans le secteur privé (écarts de salaires nets mensuels) avec 7 % « non expliqués » et qui relèvent de la discrimination pure. Dans la fonction publique, les écarts de ré- munération sont de 14 % à l’État, de 10 % en Territoriale et de 21 % dans la fonction publique hospitalière.

Les retraites :

Le montant moyen de nos pensions est de 967 euros, tandis qu’il est de 1617 euros pour les hommes, soit une différence de 40 % !

Les « tâches » domestiques :

Les hommes y consacrent 2h13 par jour (6 minutes de plus qu’en 1986 !), tandis que nous y consacrons 4h01 (gain d’une heure depuis 1986)... Cela a un impact certain sur nos carrières, sur notre temps libre, sur nos investissements militants et politiques.

Les violences faites aux femmes :

Un viol est déclaré toutes les 40 minutes, une femme meurt sous les coups de son compagnon (ou ex) tous les 2 jours et demi... et un quart des agressions sexuelles ont lieu au travail.

→ PLUS QUE JAMAIS, DENONÇONS TOUTES LES REGRESSIONS QUI NOUS TOUCHENT LES POLITIQUES NEO-LIBERALES AUSTERITAIRES :

Les femmes sont les principales victimes de la précarisation et la flexibilité du travail (travail du dimanche... suppression du rapport de situation comparé), de la baisse des dépenses publiques (services publics enfance, 150 centres IVG fermés en dix ans, associations féministes appauvries, existence du planning familial menacé) !

ET DANS LA FONCTION PUBLIQUE ?

L’accord Egalité professionnelle dans la fonction publique, signé à l’unanimité des organisations syndicales en 2013, n’a trouvé jusqu’ici que bien peu d’application.

Dans la fonction publique, non seulement les inégalités femmes/hommes ne se réduisent pas, mais l’évolution va vers la dégradation.

15% d’inégalité salariale H/F dans la fonction publique

L’écart salarial femmes/hommes dans la fonction publique est de 16% dans le versant Etat, 22% dans l’Hospitalier, 10% dans le Territorial. Dans le privé l’écart salarial est de 19%. Le combat n’est pas encore gagné !

Les carrières des hommes et des femmes ne sont pas égales !

La fonction publique est majoritairement composée de femmes, mais l’encadrement est majoritairement masculin. En 2013, dans la fonction publique, 62 % des agents sont des femmes (63 % en catégorie A et C, 56% en catégorie B) mais elles ne sont plus que 40 % dans l’encadrement supérieur.

L’accord Egalité professionnelle dans la fonction publique affiche de grands principes, mais ils ne trouvent aucune déclinaison dans les mesures PPCR (parcours professionnels, carrière et rémunération). Bien au contraire, la dégradation est en route ! La suppression des carrières minimum pénalise les femmes.

Les femmes qui travaillent à temps partiel pénalisées

Le temps partiel est choisi par les femmes dans la fonction publique pour leur permettre de concilier vie professionnelle et vie personnelle (83% des temps partiels en 2013).... il faut dire qu’on est encore loin du partage égal des tâches familiales (4h pour les femmes contre 2h15 pour les hommes). Pour une évolution de carrière, la formation professionnelle est une des conditions indispensables. Mais on constate que le DIF (droit individuel à la formation) est proratisé en fonction du temps partiel : l’administration rabiote au détriment des femmes ! C’est une mesure discriminatoire. De fait, le temps partiel est un frein aux évolutions de carrières des femmes.

Mieux concilier vie professionnelle et vie personnelle ?

La remise en cause des 35H et la flexibilité recherchée pénalise d’abord les femmes (accord minoritaire signé à l’APHP, journée de 12h dans tout le versant hospitalier, remise en cause des accords locaux sur le temps de travail dans le versant Territorial…) Et pour leur permettre de concilier vie professionnelle et vie personnelle, la diminution du budget d’action sociale ne permettra pas non plus aux jeunes femmes de trouver davantage de places en crèche. Ainsi de suite...

Rien n’est jamais acquis ! Ce n’est que grâce aux luttes que les femmes ont conquis leurs droits : droit de vote, droit à la contraception, droit à l’avortement …

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