SYNDICAT SUD SANTE SOCIAUX 35

Droit de réponse au journal « les échos »

jeudi 14 janvier 2010 par Sud CHU Rennes

Mardi 12 janvier 2010, le journal « les échos » publiait un article sur les effectifs dans les hôpitaux Public :

Extrait :

Rennes. André Fritz, directeur général du CHU, a réussi à négocier, après un long conflit social, la mise en place d’un plan d’économies sans réduction des effectifs permanents (6.000 salariés). Les jours de RTT passeront cette année de 19 à 14, ce qui générera une moindre dépense de 3,5 millions d’euros en diminuant les besoins en personnel de remplacement. Certains départs à la retraite peuvent ne pas être remplacés dans les fonctions administratives. « Notre perte était de 10 millions d’euros en 2008, elle sera de 6 millions d’euros en 2009, nous sommes dans le bon rythme », assure André Fritz.

Nous avons demandé un droit de réponse au journal :

Dans l’article sur « les effectifs de l’hôpital public reculent pour la première fois » paru dans la rubrique santé, le mardi 12 janvier 2010, vous citez une déclaration du Directeur Général du CHU de Rennes, André Fritz.

André Fritz se félicite d’avoir « réussi à négocier après un long conflit social, la mise en place d’un plan d’économie sans réduction des effectifs permanents ».

Nous tenions à vous informer, qu’aucune négociation constructive n’a aboutie à l’application de ce plan, que la dernière rencontre avec la Direction Générale s’est tenue le 10 septembre 2009 et qu’après cette date, la Direction Générale ne nous a jamais contactée. Malgré un long conflit, ponctué d’actions et de grève, qui a duré près de 8 mois cumulés, la Direction Générale a imposé ses mesures, mais ne les a pas négociées.

Le terme de « plan d’économie sans réduction des effectifs permanents » se traduit par le non renouvellement de près de 100 postes d’agents contractuels assurant pour la plupart des remplacements de courte ou longue durée.

Si d’un point de vue économique la mesure semble idéale au regard de la Direction Générale, d’un point de vue social, il en est tout autre.

La contraction de la journée de travail qui en découle, le manque de remplacement pour les formations, les mesures de réduction du travail à temps partiel à 80%, les déroulements de carrière allongés, sont autant de points qui vont tendre les relations sociales à l’hôpital, aggravant un épuisement professionnel déjà malheureusement bien présent.

L’hôpital public est malade de sa gestion financière, laissant de côté les humains qui doivent prendre en charge d’autres humains.
Comment bien soigner, quand on est soi même au bord de l’épuisement, en perte de repères dans son travail ?

Nous avons choisi de travailler à l’hôpital, pour le service public que nous rendons à la population, la santé doit obtenir le financement dont elle a besoin pour fonctionner correctement.

Si les hôpitaux ont été asphyxiés brutalement avec leur nouveau mode de financement, ce n’est pas au personnel de payer les écarts budgétaires les manques de moyens organisés. Si vous le souhaitez nous pourrions en discuter.

Merci par avance de prendre en compte notre demande de droit réponse.


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