SYNDICAT SUD SANTE SOCIAUX 35

Manif du 11 octobre 2011 à Rennes : SOLIDAIRES en action

vendredi 14 octobre 2011 par Sud Santé Sociaux 35

Le 11 octobre 2011, Sud Santé Sociaux et SOLIDAIRES ont participé au rassemblement intersyndical pour dénoncer le plan de rigueur qui fait payer aux peuples la folie furieuse des banquiers et spéculateurs de tout poil.

A la suite du rassemblement place de la mairie, sous notre bannière SOLIDAIRES, nous sommes partis en cortège vers le siège de DEXIA, banque toxique qui vient d’exploser en vol et dont on veut tout particulièrement nous faire payer la facture, ainsi qu’au peuple belge.

Cerise sur le gâteau, le siège de DEXIA Bretagne est dans le même immeuble, dans le même couloir, que celui de l’Agence Régionale de Santé Bretagne... Nous sommes donc allés leur rendre une petite visite de courtoisie.

Voici l’intervention de Sud Santé Sociaux devant le siège de ces deux grands prédateurs :

"L’ARS le financeur public des établissements de santé et des structures médico-sociales est le bras armé du gouvernement qui impose une politique comptable qui étrangle les hôpitaux dont la situation financière est devenue critique.

La crise financière qui a provoqué un chômage de masse, les exonérations massives de cotisations sociales ont fait fondre les recettes de la sécurité sociale. Le Projet de Loi 2012 de Financement de la Sécurité Sociale prévoit une nouvelle amputation des crédits des hôpitaux publics à hauteur de 442 millions d’euros. La tarification à l’activité et la politique de convergence tarifaire favorise le privé lucratif et impose chaque année de nouvelles économies au service public. On ne compte plus les plans de retour à l’équilibre financier avec leur cortège de suppression d’emploi, de fermetures et d’externalisation de services. Les conditions de travail se dégradent partout aussi bien dans le public que le privé : horaires dépassés, plannings chamboulés, effectifs réduits, précarité accrue...

L’ARS a même fait plus fort dernièrement : elle se sert maintenant directement dans la caisse des hôpitaux : elle a volé 1 million d’euros au centre hospitalier Guillaume Régnier en récupérant des excédents depuis 2001. Ce n’est certainement pas un cas isolé.

Dans le secteur médico-social, ce sont les conventions collectives qui sont attaquées et même dénoncées par les patrons, comme la convention 51 qui regroupe des établissements sanitaires et médico-sociaux à but non lucratif et sans doute très bientôt la convention 66 qui regroupe le secteur médico-social et social à but non lucratif. Il s’agit, là encore, de faire payer aux salariés, la marchandisation de ces secteurs ouverte par la loi HPST. Ce sont les salaires, les droits à congés, à la formation et tous les acquis gagnés depuis 1951 qui sont remis en cause. Dans ce secteur un mouvement unitaire syndical est en marche.

Nous tenons ici à manifester notre indignation devant l’agression et la répression inadmissibles de ce mouvement social lors de la manifestation unitaire le 6 octobre à Lyon : ce jour là les forces de Police, appelée à la rescousse par les patrons de la convention 51, ont gazé les personnels soignants et entraîné de ce fait la chute grave de trois membres du personnel soignant. Nous nous déclarons solidaires de ces trois salariées déléguées de la CGT et notamment de la responsable du syndicat CGT de la Clinique de la Mutualité de Saint Etienne, très grièvement blessée.

Des hôpitaux intoxiqués :

En présentant le Plan Hôpital 2007-2012, le gouvernement avait largement communiqué sur son plan de modernisation et les sommes faramineuses engagées. Mais il ne s’agissait en fait que d’une garantie de l’état sur les emprunts imposés aux établissements pour les travaux d’investissement.

C’est là qu’intervient DEXIA, le financeur privé incontournable des collectivités locales et des hôpitaux. Cette banque a littéralement empoisonné ces derniers par des prêts à taux variable. Ne disposant pas de fonds propres, Dexia s’est alimentée auprès des requins de la finance qui sont les véritables bénéficiaires de ce pillage organisé des collectivités locales et des hôpitaux. Il s’agit de Goldman Sachs, d’UBS, de BNP Paribas, De la banque royale d’Ecosse…

Les dégâts sont considérables. Pour la région Bretagne le surcoût de ce vol organisé se chiffre à 16 millions d’euros soit le financement de 400 emplois sur 1 an. Le CHU de Rennes, 1millions 474, le CH de St Malo, 1million158

Le seul CHU de Nantes à lui seul voit sa dette augmenter de 17 millions, l’APHM de Marseille 27 millions d’euros, le CHU de Grenoble, 11 million d’euros, les hôpitaux de la région parisienne, 48 millions d’euros soit l’équivalant de la suppression de 1210 postes sur 1 an.

Tous ces hôpitaux ont d’ailleurs subit des suppressions d’emplois massives d’emplois, conséquence directe des méfaits de la finance internationale.

Ces derniers temps DEXIA se comportait même en véritable agence de notation : les prêts accordés aux hôpitaux étaient accordés en fonction de leur santé financière : plus celle-ci était mauvaise plus les taux d’emprunts étaient élevés ! Ou alors Dexia demandait à l’établissement un plan d’économie pour bénéficier de taux réduits !

Les deux structures ARS et Dexia qui partagent le même immeuble, ce ne peut être un hasard, s’entendent donc pour étrangler et asphyxier le secteur public et le secteur privé non lucratif.

Le parallèle est saisissant entre les plans d’économie imposés aux peuples des états endettés comme la Grèce, le Portugal, l’Espagne, l’Italie et la politique menée par l’ARS et son complice Dexia.

L’endettement public des états n’est que la conséquence de la crise financière et non sa cause. Il s’agit pour la finance internationale et un capitalisme aux abois d’accélérer la destruction des services publics et de faire payer aux peuples leurs propres dettes.

Bien sur la banque Dexia actuelle est morte. Mais il est maintenant question de recapitalisation, de reprise par l’état de tous les fonds toxiques c’est-à-dire de payer une deuxième fois avec de l’argent public les risques insensés pris par les spéculateurs. Nous ne pouvons l’accepter.

Nous revendiquons :

L’abrogation de la Loi HPST, machine de guerre, pour détruire et privatiser le système de santé public et l’arrêt immédiat de toutes les fermetures et restructurations dans les secteurs sanitaires, médico-sociaux et sociaux

Des financements publics et solidaires pour les secteurs sanitaires, médico-sociaux et sociaux pour un service public présent partout et efficace.

Le remboursement par la finance et les spéculateurs du pillage de ces secteurs

La définition démocratique des besoins de la population, l’élaboration et le suivi des projets, associant usagers, professionnels, élus, sur un plan d’égalité.

D’autres choix sont possibles !

Un autre partage des richesses est la seule réponse alternative légitime. Elle exige une autre répartition entre salaires et profits, un droit effectif à l’emploi par une réduction du temps de travail avec embauches correspondantes, une réforme fiscale radicale, et le développement des services publics. Il faut mettre fin aux exonérations d’impôts des plus riches, taxer véritablement les revenus du capital, lutter contre la fraude fiscale et les spéculateurs. Il faut également la socialisation du système bancaire, la satisfaction des besoins sociaux fondamentaux, en articulant impératifs écologiques et garanties sociales pour les salarié-e-s. "

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