SYNDICAT SUD SANTE SOCIAUX 35

Centre Hospitalier Guillaume Régnier : CTE du 1er juillet : Porter un coup d’arrêt Au plan d’économies

jeudi 26 juin 2014 par Sud Santé Sociaux 35

Les instances de juin (CHSCT, CTE, Conseil de Surveillance)

La direction entendait recueillir l’avis du CHSCT sur la suppression de 5 jours de RTT, synonyme de suppression de 50 postes. Convoqués le 19 juin puis le 23 juin, ce CHSCT n’a pu se tenir et donner un avis.

Un premier CTE a été convoqué le 20 juin. Il ne s’est pas tenu faute de participants. La direction l’a reconvoqué le 1er juillet pour obtenir un avis obligatoire sur la perte de RTT et la modification du déroulement de carrière.

Quel que soit notre réponse, ces 2 avis sont nécessaires à la direction pour valider son plan d’économies. Nous n’entendons pas le lui donner.

Le conseil de surveillance  : initialement prévu le 27 juin est reporté en septembre. Dans l’attente de financements supplémentaires ? Pour tenter de calmer la grogne sociale ?

Retour et perspective sur le mouvement

Lors du Conseil de Surveillance du 27 Mai les salariés se sont mobilisés massivement. Les différentes prises de paroles parfois vives mais toujours sincères ont démontré à la Direction, au représentant de l’ARS, aux politiques et aux médias notre détermination et notre colère. C’est parce que les politiques ont pris la mesure de la colère sociale que les choses ont commencé à bouger.

La lecture de la motion de Mme MASSOT, Présidence du Conseil de Surveillance, demandant la suspension du plan d’économie, en attendant la réponse du ministère de la Santé sur une augmentation de la dotation a été applaudie unanimement par les personnes présentes (à l’exception de la Direction du CHGR).

Par contre la proposition de la présidente du Conseil de Surveillance de « partager les efforts et retourner négocier » a été mal accueillie par de nombreux salariés. De quoi s’agit-il ?

D’accepter malgré tout, une modification du déroulement de carrière, synonyme de perte de revenus pour tous, et la suppression de RTT en compensation d’une hypothétique dotation supplémentaire d’1 million d’euros, alors que c’est au moins 2.5 millions qui font défaut pour cause d’austérité.

Pour SUD, ce genre de « deal » n’est pas acceptable et nous l’avons indiqué très clairement depuis le début du conflit. Il n’y a aucune raison objective de nous faire subir ce plan d’économie, si ce n’est une volonté politique de casser les acquis sociaux.

Les salariés ont déjà subi de lourdes pertes : gel du point d’indice, travail en flux tendu,….

Nous ne réviserons jamais nos revendications à la baisse sous prétexte de déficit à résorber.

La rallonge qui pourrait être obtenue au ministère est bonne à prendre mais n’annulera pas le plan d’économie qui ne serait que très hypothétiquement et légèrement atténué. Et quelques mois plus tard, la Direction reviendra avec un second plan, comme cela ce passe dans de très nombreux hôpitaux victimes d’un plan de redressement l’an dernier : EPSM de Gourmelen, CH St Malo…

La mise en pratique concrète et prochaine du Pacte de Confiance nous fait penser que les plans d’économies vont être de plus en plus rapprochés.

Les salariés n’ont pas fait grève et perdu de l’argent depuis le début de l’année pour accepter un compromis boiteux.

Des attaques à l’échelle nationale

Les directeurs d’hôpitaux appliquent sans réserve les recettes antisociales des Agences Régionales de Santé pour diminuer encore les dépenses de personnel :

-  Remise en cause des acquis sociaux, notamment les jours de RTT
-  Suppressions de postes
-  Ralentissement des carrières et donc baisse des revenus des agents, en plus du gel indiciaire

De nombreux établissements sont mobilisés et résistent au rouleau compresseur : Rennes, Caen, Novillard, Groupe Hospitalier Paul Guiraud-Villejuif-Clamart (PGV), Sarlat, Blaye, Alençon, Avignon, Lorient, Quimper, HGMS de Plaisir-Grignon, St Avé, Mayenne, Angers, Mamers, Tarbes, Meaux, Chaumont, Blois

Partout, les personnels refusent l’Hôstérité. Chaque jour la liste des établissements en lutte s’allonge :

(Source : facebook : Hôpitaux en lutte)

AVRIL 2014

MAI 2014

JUIN 2014

Révision du mode d’avancement d’échelons : du vol.

« Je ne baisse pas les salaires, je ralentis leur progression »

Cette phrase résume le cynisme et le manque de considération du directeur pour les personnels non médicaux du CHGR. De quoi s’agit-il ?
Tous les agents de catégories B et A se verraient supprimer la durée intermédiaire de passage d’échelon, ce qui entraine un retard de 6 à 11 mois des augmentations, à chaque échelon. Ce retard se cumule tout au long de la carrière.

Les agents des catégories C perdent également la durée intermédiaire pour ne conserver que le tiers de l’ancienne réduction. Là aussi, pour les petits salaires des pertes de revenus sont considérables sur l’ensemble de la carrière.

Estimation des pertes de revenus sur une carrière entière.

Dans le cas où les agents arrivent au bout des grades et échelons.
Quand ce n’est pas le cas, la perte de revenu est encore plus importante.

Cat A.

- Attaché d’Administration hospitalière : entre 42.000 et 58.000 €

- Psychologues : entre 32.000 et 49.000 €

- Infirmier Cat A : entre 24.000 et 37.000 €

- Ingénieur Hospitalier : entre 44.000 et 70.000 €

- Cadre de Santé : entre 35.000 et 48.000 €

CAT B.

- Adjoint des cadres : entre 39.000 et 57.000 €

- AMA : entre 39.000 et 57.000 €

- Assistant Socio-éducatif : entre 34.000 et 45.000 €

- Ergothérapeute, Orthophoniste, Psychomotricien : entre 25.000 et 31.000 €

- Kiné, : entre 25.000 et 31.000 €

- Technicien de labo, Préparateur en pharmacie : entre 25.000 et 31.000 €

- Technicien Hospitalier : entre 39.000 et 48.000 €

Cat. C.

- AEQ/ASH : perte de 3173 €

- Adjoint Administratif : entre 11.700et 13.200 €

- Aide soignant/AMP : entre 12.500 et 14.200 €

- Conducteur Ambulancier : entre 11.400 et 12.900 €

- OPQ/MO : 11.400 et 12.900 €

Pire : Cette baisse de revenu pourrait se répercuter pendant toute la retraite pour les agents qui n’auraient pas pu atteindre les derniers échelons.
Cette perte de revenu aurait un impact sur le financement de la Sécu (moins de salaires, moins de cotisations) ce qui aurait pour conséquence de nouvelles mesures d’économies : insensé.

Le choix du chômage 5 RTT supprimés, c’est 50 emplois supprimés

Cette suppression de RTT n’a d’intérêt financier pour la direction que si elle supprime des emplois de contractuels remplaçants en faisant faire leur travail par ceux qui ont perdus des RTT.
Encore une fois, le chômage accroit le manque de recettes de la Sécurité sociale qui finance les hôpitaux.

Au Centre Hospitalier Guillaume Régnier de Rennes comme partout en France, STOP à la purge des hospitaliers.

Soyer réactifs ; consultez l’activité syndicale du CHGR sur Facebook : Sud CHGR


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