SYNDICAT SUD SANTE SOCIAUX 35

La maltraitance des personnées âgées organisée par la direction du CHGR ?

lundi 5 septembre 2016 par Sud Santé Sociaux 35

EHPAD DE BRUZ :
RISQUE DE BURN-OUT DES AGENTS,
QUALITÉ DES SOINS DÉGRADÉE…
QUELLES RÉPONSES DE LA DIRECTION ?

Depuis plusieurs mois, nous n’avons de cesse d’alerter la direction sur l’état d’épuisement professionnel des agents travaillant sur le pôle long séjour, et particulièrement depuis quelques temps, sur les unités de Laroque et Vignalou ainsi que sur la dégradation dramatique de la qualité de prise en charge des résidents. Cette situation a été dénoncée notamment lors d’un CHSCT extraordinaire le 10 mai ; direction et encadrement ont reconnu les difficultés… Face à l’explosion des Feuilles d’Évènements Indésirables en début d’été, témoignant de l’inertie de la direction et de l’accélération des difficultés rencontrées, nous avons envoyé un courrier au Directeur pour témoigner de notre extrême préoccupation, tant pour les soignants que pour les résidents, qui à notre sens subissent une maltraitance institutionnelle inacceptable et qui doit faire l’objet d’une réponse immédiate et adaptée !
A ce jour nous n’avons pas obtenu de réponse à ce courrier (cliquez ci-dessous)… Le directeur, après relance de notre part, s’engageait juste à répondre dans les semaines à venir…

Preuve s’il en était besoin de la dégradation des soins. Une information écrite a été faite aux personnels, suite à une réunion de pôle, pour réorganiser les soins au regard des effectifs en présence… pour éviter les plaintes des familles… « …la nécessité d’avoir des pratiques de soins communes sur le pôle en cas de sous effectifs pour pouvoir avoir un argumentaire cohérent face aux plaintes des familles… », notamment quand les patients sont alités. Edifiant ! Qu’un pôle en soit réduit à un tel bricolage au détriment des patients n’est pas digne d’un hôpital public !

Face à cette situation récurrente, aux difficultés rencontrées du fait des situations incessantes de sous effectifs, les heures supplémentaires et les difficultés de prises en charges, les membres CHSCT du syndicat SUD ont fait une inscription sur le registre des Dangers Graves et Imminents le 30 août :

Devant une inscription au Registre des DGI, la direction est dans l’obligation de se rendre sur place afin d’évaluer le problème et d’y répondre si le danger est avéré. Mr le Directeur, n’a pas souhaité se déplacer, ni même avoir une communication téléphonique pour échanger avec les membres CHSCT ! Au lieu de cela, nous avons reçu une réponse par mail le lendemain, ou le Directeur reconnaît, de facto, le problème, « On signalera que l’employeur met tout en œuvre pour éviter et faire cesser le danger signalé », mais aucune réponse concrète n’est apportée… si ce n’est une réunion avec l’encadrement sans les membres du CHSCT, ni du personnel …
Rien sur le burn-out de l’équipe, sur la fatigue, sur l’augmentation de la charge de travail ou l’insatisfaction du travail réalisé. Le directeur met en avant les difficultés de recrutement sur ce pôle, devenu bien peu attractif… et pour cause.

Nous ne lèverons pas le DGI tant qu’une solution sérieuse et pérenne ne sera pas apportée. Nous considérons que la maltraitance institutionnelle subie par les résidents et les personnels ne doit pas être tu. Aussi, nous avons saisi l’inspection du travail, l’ARS, la Région et le Ministère pour que cesse cette situation inacceptable ! Les économies demandées à la Fonction Publique Hospitalière ne doivent pas se traduire par de la maltraitance institutionnelle sur le CHGR. Nous espérons que la CME se saisisse le plus rapidement possible de cette question…


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