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CHGR de Rennes : Début d’incendie dans le service Laborit : LA DIRECTION A BRILLÉ PAR SON ABSENCE...

mardi 20 mai 2014 par Sud CHGR Rennes

Le mercredi 7 mai à 20h30, un début d’incendie, provoqué par un patient, s’est déclenché dans l’unité Laborit. Grâce au professionnalisme et à la réactivité des agents en présence, l’incendie s’est limité à des dégâts matériels (un local sanitaire). Si aucun incident majeur n’est à déplorer, ce nouveau départ de feu a mis a nouveau en évidence le manque de préparation et l’amateurisme de la Direction. La liste des dysfonctionnements est longue et inquiétante. Et pourtant, ce n’est pas comme si c’était le premier incendie que cette direction devait gérer !

La décision de transfert sur l’unité Rabelais qui accueille les plans blancs fut prise. Une telle unité, qui accueille dans l’urgence des patients, se doit d’être à minima opérationnelle. Et pourtant :

- L’agent de sécurité incendie n’avait pas la clé pour ouvrir l’unité Rabelais.
- L’ascenseur ne fonctionnait pas ou très mal au départ et seul un agent de l’EPI en avait la clé. Une chance, pas de personnes âgées ou en fauteuil roulant n’étaient présentes actuellement dans l’unité.
- Pas de téléphone à l’étage où ils s’étaient installés. L’équipe a pu récupérer le portable de l’EPI après une heure.
- Pas d’ordinateur pour l’accès à Cimaise. Pas de feuilles pour les dossiers papiers, pas un crayon…
- Pas de chariot pour les traitements : la distribution s’est faite sur une table de nuit !
- Aucune vaisselle.
- Fournitures de lits inadaptés (des taies d’oreillers pour des traversins) ou des couvertures usées.
- Aucune personne prévue en plus pour soutenir l’équipe.

L’hôpital n’est pas un parc d’attraction  

Le rôle d’un directeur de garde ? Assurer la permanence des services et de la fonction de directeur de l’hôpital. Cela implique d’être présent, de se déplacer, notamment quand une situation exceptionnelle, voir gravissime, se déclenche. Cela veut aussi dire apporter un soutien au cadre de garde présent pour gérer toutes les problématiques rencontrées sur l’ensemble de l’hôpital, rôle que le cadre de garde assume seul. Un départ de feu, un transfert d’une unité entière d’un bâtiment à un autre, en nuit, avec un hypothétique déclenchement d’un plan blanc, tout cela n’a pas semblé suffisant pour que la direction daigne se déplacer.

HONTEUX

Son absence a été grandement remarquée par les personnels investis : celles et ceux des autres unités qui sont venus aider l’équipe de Laborit, celles et ceux qui ont fait des heures supplémentaires afin d’assurer la continuité des soins dans le respect des patients ; en somme à tous ceux qui ont pris les décisions qui s’imposaient.

La présence de la direction aurait permis de soulager l’encadrement présent qui devait faire face à plusieurs problèmes d’importance en même temps. Elle aurait pu prendre la décision de rappeler de façon exceptionnelle des agents afin de faire face à la situation. Elle aurait pu prendre la décision d’appeler les pompiers, d’envoyer les agents au CHU pour s’assurer qu’aucun d’entre eux n’était intoxiqué. Elle aurait pu appeler les membres CHSCT. Elle aurait pu également prévenir la médecine du travail pour qu’elle prenne les dispositions nécessaires ; celle-ci n’a été prévenue que lorsqu’elle a vu les agents le lundi matin pour leurs arrêts de travail, soit 5 jours après.

Bref, la direction aurait pu faire son travail….

Bien sûr, nous attendons ses arguments pour expliquer tous ces faits...

Un tel niveau d’impréparation dénote l’amateurisme d’une direction tournée uniquement vers ses problématiques financières, toujours prompte à s’attaquer aux salaires, aux RTT mais incapable de faire ce pour quoi ils reçoivent un salaire : faire fonctionner un hôpital.

Mais peut-être n’y a-t-il plus lieu de maintenir les gardes de direction et dans ce cas là faire des économies sur les avantages qui s’y rapportent.

Quinze jours auparavant, les membres CHSCT de SUD ont fait une inscription sur le registre des dangers graves et imminents concernant cette même unité pour un problème de sous effectif (2 agents l’après-midi au lieu de 3). Déjà la direction avait minimisé le problème en interrogeant le nombre de patients présents dans l’unité. Preuve est faite définitivement, que les effectifs ne peuvent pas être ajustés en fonction du nombre de patients.

Les membres CHSCT de SUD ont demandé un CHSCT extraordinaire sur cette situation qui aura lieu le 23 mai.


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